Le polar (climatique et belge) de l'été

 

 

Pas facile de mêler intrigue policière, problématique climatique, rigueur scientifique et  saga “spatio-temporelle”. Tels sont pourtant les ingrédients du premier roman signé par François Brouyaux. Il faut souligner que cet ancien de l’Institut Royal Météorologique de Belgique a été pendant des années le lien entre les météorologues de l’IRM et les journalistes. Quand il s’agit de relayer des infos sur la pluie et le beau temps mais aussi les changements climatiques: il sait de quoi il parle. 

Dès les premières lignes de “Brume”, on découvre un chercheur originaire de Polynésie… victime d’un homicide alors qu’il débarque à la Gare du Midi. Ce scientifique de l’Université d’Adelaïde, en Australie, venait préparer à Uccle une conférence scientifique. A l’IRM, son collègue est bien entendu bouleversé.  Mais il est aussi suspicieux. Qui a bien pu en vouloir à ce spécialiste de réputation internationale? Et que contenait sa mallette, volée par le meurtrier? Le décor est planté. La police va entrer en scène. L’enquête alternative du scientifique de l’IRM également. 

Que les choses soient claires: François Brouyaux n'est pas Dan Brown. Son premier roman en emprunte quelques ficelles. L’intrigue est à la fois proche de nous mais elle nous fait aussi voyager. Dans le temps (en 1774 notamment) et dans l’espace (il est question de la Polynésie, de l’Australie, de Paris, de Bruxelles bien sûr mais aussi du Hainaut…).

On y retrouve aussi une dose de romance: la fille du chercheur assassiné ne laisse pas les indifférents les divers protagonistes de l’affaire. Au final pourtant, ce roman est moins rythmé que celui du best-seller américain. Tant mieux? Tant pis? Le lecteur avisera. Ce qui est clair, c’est que son livre se déguste facilement. 

“Brume”, par François Brouyaux, est publié aux éditions "Memory" à Tenneville, en province de Luxembourg (18 euros).